“Laws, Lies, Traditions & Convictions” Brussels, Belgium

 11.09.10 – 23.10.10

“Laws, Lies, Traditions & Convictions” @ Jozsa Gallery, Brussels,Belgium

Opening 11.09 >12.09

24 rue Saint-Georges
B- 1050 Brussels | Belgium
+ 32 2 640 06 71 | +32 478 48 77 09

http://www.jozsagallery.com/home 





“les personnes qui découvrent mon travail, le perçoive comme particulièrement féminin, 

probablement influencés par la broderie que j’utilise dans mes oeuvres. 

Rien de faux dans cette idée, mais ce qui m’intéresse avant tout dans mon travail 

est le temps qu’il a demandé et ce qu’il en advient”. Anila Rubiku. 

Albanaise de naissance, nomade par essence et vivant entre Milan et Tirana, Anila Rubiku (1970)
est une artiste internationale par attitude.
Etre nomade, c’est être en partance, pas seulement d’un point de vue géographique mais aussi 

mentalement et intellectuellement. Cela demande énormément de flexibilité et d’ouverture d’esprit 

en même temps que ça vous place dans un besoin constant de vous déterminer par rapport aux diverse

environnements rencontrés. 

Pour Rubiku, le voyage dans un espace physique est donc aussi un voyage mental. 

Son désir d’être ailleurs la renvoie à  une référence constante au moi qui place son 

expression poétique personnelle dans un contexte plus large. Ses oeuvres y trouvent 

une pertinence universelle alors qu’elles explorent les questions et les problèmes de relation 

entre l’espace urbain et  l’individu ou les problèmes générés par  l’industrialisation, 

l’urbanisation, l’architecture et le corps d’autre part.Souvent, 

ses installations se développent dans le cadre de projets communautaires et soulèvent des questions 

sociales, sociétales, ethniques, historiques ou encore sexuelles. 

Dans le projet The 16 Ways développé à Tel Aviv, elle implique un groupe d’Ethiopiennes 

particulièrement croyantes, pour broder sur papier des scènes à caractère sexuel.
Laws, Lies, Traditions & Convictions
A l’occasion de la première exposition individuelle en Belgique d’Anila Rubiku, 

la Jozsa gallery présente 6 oeuvres :   

In Harmony, une installation de 24 dessins nous plonge dans la part organique qui nous

 constitue et nous ramène à notre animalité ainsi qu’à ce besoin essentiel du contact avec la nature. 

A moins, que les dessins n’agissent comme révélateur de cette part de nous que nous oublions 

volontairement ? 

L’installation Ain’t I a Woman ? réalisée pour cette exposition présentent 100 mouchoirs 

de soie blanche brodés au nom de 100 femmes, toutes ayant apporté une contribution majeure à notre 

environnement dans des domaines aussi variés que les sciences, la médecine, l’histoire, 

les droits de l’homme, la paix, la culture ou les sports. En installant ces 100 mouchoirs brodés 

sur un mur entier de la galerie, elle les transforme en une chorale dont la puissance du son 

permettrait la réalisation de nos aspirations. Le sol de la pièce est recouvert de haricots 

blancs rendant difficile le déplacement dans l’espace. Ainsi le visiteur marche-t-il 

sur les traces des chemins escarpés qu’ont connus ces femmes.   


Konrad est une proposition de voyage dans la fantaisie et la légereté du monde de l’enfance. 

Une série de dessins se déploie tel le script d’un film, donnant à l’oeuvre une présence sculpturale. 

L’utilisation du “Bad drawing”, cassant d’avec les règles académiques du dessin et l’appropriation 

de l’expression visuelle enfantine, libère l’artiste des contraintes de temps tout en transformant 

la mémoire en mode suprême de transport pour le voyage. L’horloge, seul motif à être peint avec 

précision, impose sa présence régulière dans la composition,  tel un memento de la réalité. 

La version du projet Sunsex in Arizona présentée ici se composent de  6 gravures et 2 papiers brodés 

auxquels se rajoutent deux aquarelles de la serie “Urban Pornitecture”. 

Développé dans le cadre d’un projet communautaire auquel participèrent les étudiants de l’ASU 

(Arizona State University), Sunsex in Arizona permis à Anila Rubiku de donner vie à un concept 

auquel elle réfléchissait depuis un certain temps : la relation corps, sexe et environnement. 

L’Arizona, avec ses paysages désertiques et sa soudaine croissance urbaine et démographique était 

le lieu idéal. Des scènes à caractère sexuel, brodées sur papier, surgissent dans un environnement 

sauvage et désertique. Là-bas, l’artiste redécouvre la  technique de la gravure qui, 

tout comme la broderie demande temps et précision. 

Le cactus, si proléfique dans cet état des Etas-unis, tient une place centrale. 

Symbole de  virilité du fait des ses conotations phalliques, il permet à l’artiste le parallèle

 entre la prolifération du cactus et le rapide developpement urbain et démographique en Arizona.

 

Even today it’s so contemporary au travers d’une légende qui nous provient de l’Egypte

 ancienne et dont le héros fait encore aujourd’hui l’objet d’un culte, 

Anila Rubiku touche à un problème de société, celui de la fertilité dans le monde occidental. 

Alors que dans nombre de sociétés, la procréation suit son cours naturel, dans nos sociétés 

dites développées, l’attention  des couples est d’abord portée sur le confort de vie et le désir 

d’enfant est repoussé dans ses ultimes limites au point de devoir faire appel à des techniques 

médicales sophistiquées.

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